Le sommet accouche d'une souris

Publié le par kurt cobain

Le Sommet mondial sur la société de l'information, le SMSI, s'est clôturé vendredi soir à Tunis, sur une promesse : celle des pays riches d'aider ceux du sud à développer les technologies de l'information et de la communication. Des promesses mais aucun engagement concret, le tout sur fond de polémique sur la liberté d'expression. Le sommet aura réuni durant 3 jours, 18.000 représentants du monde politique, économique, associatif et des médias.

Les délégués des 176 pays participants ont affirmé vendredi soir leur "détermination d'édifier une société de l'information" où "la liberté d'expression et la libre circulation des informations, des idées et du savoir sont essentielles". Ils ont signé «l’Engagement de Tunis » qui défend la liberté d'expression y compris dans les nouvelles technologies comme Internet. Les participants se sont aussi engagés à résorber la fracture numérique entre le Nord et le Sud. Des promesses mais aucun engagement concret : les pays riches ont tout simplement refusé une contribution obligatoire à un fonds de solidarité. Un fonds qui doit permettre aux pays du Sud de s'équiper à moindre coût.

Si le sommet à rassemblé une cinquantaine de dirigeants arabes et africains principalement, par contre les chefs d'Etat des grands pays occidentaux brillaient par leur absence. La polémique sur le contrôle d'Internet, qui relève aujourd'hui des seuls Etats Unis, n'aura pas non plus débouché sur une grande avancée. Il a été tout simplement été convenu de créer un Forum pour continuer à discuter de la question, tandis que Washington continuera à exercer sa tutelle...

Enfin, la polémique sur la liberté d'expression aura plané tout au long de ce sommet. Agressions de journalistes, refoulement du responsable de Reporters sans Frontière et grève de la faim d'opposants tunisiens, auront alimenté le débat, jusqu'au bout. Les Etats-Unis se sont dit déçus que le gouvernement Tunisien n'ait pas profité de l'occasion pour démontrer son engagement pour la liberté d'expression et de réunion en Tunisie.

Grève de la faim :

Pour rappel, sept hommes sont en grève de la faim à Tunis, depuis le 18 octobre dernier. Parmi eux figurent notamment un membre du Parti communiste des ouvriers tunisiens, parti interdit, le président du syndicat des journalistes, non agréé par le pouvoir, le président de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques, ou encore l'avocat Me Ayachi Hammami.

Ils réclament le respect des libertés publiques et des droits de l'homme. Ils réclament aussi la libération de quelque cinq cents "prisonniers d'opinion".

tunisie source : http://www.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=article&id=0182181_article&menu=default&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.SP.SOCI

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