Alkarama pour entretenir l’espoir

Publié le par kurt cobain

 La grève de la faim héroïque observée par huit personnalités tunisiennes du monde politique et associatif s’est terminée  « en fanfare » .
 
En effet, c’est sous les feux des médias étrangers encore présents pour couvrir la clôture du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, et en présence de personnalités d’envergue internationale, que les grévistes de la faim ont choisi de mettre fin à une épopée sans précédent qui a duré 32 jours.
 
D’aucun ne contestent l’apport indéniable de la grève de la faim dans la dynamisation d’une société civile jusque là en panne de projet et en proie à un doute structurel.
 
Oui, cette grève de la faim a sonné le glas au « centralisme militant tunisois ». La décentralisation de l’action contestataire et son internationalisation, l’essaimage organisationnel, le nouvel esprit combatif et offensif des militants, l’atténuation du clivage idéologique au profit d’actions unitaires, l’étalage au grand jour des limites d’un régime on ne peut plus médiocre lorsqu’il est en difficulté, sont les conséquences heureuses d’une grève qui a largement dépassé les objectifs qu’elle s’est assignée un 18 octobre mémorable.
 
Pour autant cette sortie « spectaculaire » ne doit en aucun cas se transformer en un dangereux réflexe d’autosatisfaction porteur de toutes les carences et qui condamnerait la société civile tunisienne à « l’activisme théâtral » des grands évènements. 
 
Entretenir l’espoir suscité par la grève de la faim est la tâche prioritaire et urgente des acteurs du mouvement du 18 octobre, qu’ils soient grévistes, soutenants ou autres.
 
Le groupe Alkarama qui s’est rangé aux côtés des grévistes de la faim et mis à leurs dispositions des moyens de pression et d’action importants, appelle les Tunisiens à préserver cette dynamique positive et à participer à toutes les actions citoyennes pacifiques qui œuvrent pour le recouvrement de la dignité et de la liberté nationales malmenées et bafouées par de longues années de dictature.
 
C’est de ce contexte grave et responsabilisant que la « Campagne Alkarama pour le Changement Démocratique » tire sa légitimité et puise son énergie pour donner une nouvelle impulsion à notre combat collectif contre la dictature et contre la médiocrité.   
 
Campagne Alkarama, le 25 novembre 2005
 
Chokri Hamrouni
TUNISIE SOURCE www.tunisnews.net
Publicité

Publié dans tunisie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article