Ben Ali sattaque aux détracteurs de la «brillante réussite» du SMSI
Ben Ali s’attaque aux détracteurs de la «brillante réussite» du SMSI
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a stigmatisé samedi «certains détracteurs» qui ont tenté de «noyer» la «brillante réussite» du récent Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) «dans un flot de propagande».
«La Tunisie est le pays des libertés, des droits de l'homme, de la primauté de la loi et du progrès démocratique continu», a déclaré M. Ben Ali à l'occasion du 57e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Émaillé de quelques incidents avec des journalistes étrangers, le SMSI, organisé sous l'égide de l'ONU du 16 au 18 novembre à Tunis, avait été l'occasion de demander aux autorités tunisiennes de respecter la liberté d'informer.
M. Ben Ali a dénoncé, dans une allocution au palais de Carthage, en présence d'un millier d'invités, «certains détracteurs, ou d'autres parties ayant la nostalgie du passé et que la pudeur n'empêche même pas d'utiliser l'expression "anciennes colonies" de tenter de noyer cette brillante réussite dans un flot de propagande».
Celle-ci, a-t-il ajouté, ne concerne que «certains cas se comptant sur les doigts d'une seule main dans lesquels l'autorité publique n'a rien à voir et qui sont aujourd'hui du ressort de la justice et ne représentent rien de significatif».
Il s'agit notamment d'une agression contre un journaliste du quotidien français Libération, ayant écrit des articles sur les droits de l'homme, roué de coups par des inconnus dans une rue du centre de la capitale pourtant strictement surveillé, quelques jours avant le SMSI. Deux suspects avaient été arrêtés le lendemain. Aucune indication n'a depuis filtré sur l'enquête.
Évoquant implicitement une grève de la faim d'un mois de plusieurs opposants, dont des islamistes, achevée au dernier jour du SMSI, M. Ben Ali a souligné que «près de trente mille participants, dont plus de mille journalistes, ont pu suivre les travaux du sommet et observer tout ce qui se passe sur la scène nationale».
Face aux «tentatives destinées à attirer l'attention des médias internationaux sur les fausses allégations de certains individus», il a affirmé que tous «ont pu accomplir leur travail en toute liberté et dans la quiétude […] dans un contexte international dont on connaît la gravité».
«La liberté d'expression, d'information et d'accès aux données, a-t-il ajouté, constitue une des dimensions évidentes du paysage national de la vie publique.»
Affirmant que le développement n'a pas été plus rapide dans le domaine économique et social que sur le plan «politique et démocratique», il a insisté sur le lien entre les libertés et les droits de l'homme avec «le développement intégral, la construction de la démocratie et l'enracinement du pluralisme».
Il a notamment annoncé le renouvellement du Conseil supérieur de la communication, où d'anciens dirigeants de la Ligue des droits de l'homme vont faire leur entrée, pour «renforcer la représentation des partis politiques et des composantes de la société civile».
La Tunisie, a-t-il insisté, «n'a jamais éprouvé le besoin de se référer à un quelconque modèle "prêt à l'emploi", ni à des conceptions théoriques sans racines dans nos réalités», rappelant que «la naissance effective de la société civile et de l'action associative» a eu lieu «sous le joug du colonialisme».
Soulignant que «le revenu par tête s'est amélioré de manière continue» et que «l'emploi représente un des attributs essentiels des droits de l'homme», M. Ben Ali a rappelé les succès de la Tunisie dans le secteur de l'éducation et de la condition des femmes, un modèle et un exemple» dans l'environnement «régional et international».
Il a enfin annoncé la création d'une «Commission nationale du droit international humanitaire».
tunisie source http://french.epochtimes.com/news/5-12-13/3142.html