operation tunezine - MERCURE
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MERCURE
Banlieue de Sbeïtla (a7wez sbeïtla), gouvernorat de Kasserine, situé à six kilomètre de la petite ville de Sbeitla et environ deux kilomètres de la route asphaltée se trouve le douar des Mejri, en décembre il y fait plus froid qu’à Paris, ce douar se situe en bas des montagnes, dans les collines, quelques maisons entourés de patios . Il est six heures du matin, Bilel, 23 ans mais qui en paraît déjà beaucoup plus ouvre les yeux, sa mère qui se lève avec les poules vient de frapper à la porte :
- lève-toi s’il te plait mon fils, il est l’heure, je t’apporte ton petit déjeuner - puis elle entrouvre la porte et s’en va, par la petite ouverture un vent glacial envahit la chambre. Bilel tire la couette au dessus de sa tête, trop dur de se réveiller aussi tôt, puis il réalise qu’il est l’heure et que ce jour est important alors il tend son bras droit vers la télécommande et clique sur le bouton 7, Aljazeera et des images sanguinolentes de bon matin, il change, chaîne 18, de la musique pour démarrer la journée. Puis il s’assied et pour se protéger du froid il enfile sa kachabia, puis il voit la porte entrouverte alors il fait quelques pas et crie :
- maman il fait froid, pourquoi tu laisses toujours la porte ouverte, je suis déjà enrhumé, tu veux me tuer ?
Sa mère arrive en en pressant le pas dans le patio il fait encore plus froid, elle porte une chlaka et en dessous des chaussettes bien épaisse, elle lui tend un plateau avec un verre de café au lait, un œuf bien chaud qui dégage de la vapeur et déjà débarrassé de sa coquille et un morceau du pain qu’elle vient juste de préparer dans la goujat, à côté une petite assiette avec des dattes dénoyautées qui baignent dans de l’huile d’olive
- tiens mon fils, sbah elkhir, salli 3la ennibi et que le bon dieu soit avec toi, et ne t’énerve pas de beau matin et …
- merci maman, c’est bon c’est bon , il l’embrasse dans le cou et referme la porte derrière elle.
Bilel avale rapidement son petit déjeuner puis il met de l’eau sur le kanoun (petit four en pierre) pour la chauffer, il se lave les mains, le visage et passe le chaude sur les cheveux, puis il se brosse les dents le tout dans un lavabo installé par son grand frère et dont la canalisation fait couler le tout derrière la maison. Bilel va devant le miroir en pied du buffet et se peint les cheveux, puis il l’ouvre pour choisir sa plus belle chemise et son plus beau pantalon, il enfile enfin ses chaussettes, ses chaussures, il referme la porte et se regarde dans la glace debout, au dessus de sa veste il met une autre kachabia, plus neuve et plus propre.
Puis il prend un classeur préparé la veille, arrête la télé et sort, dans le patio il rencontre sa mère qui le prend dans ses bras :
- mon fils je suis si contente pour toi, je suis sûr que tout ira bien, je vais faire une prière et je demanderai à ton père de faire de même, il s’est réveillé pour te préparer le mulet d’ailleurs, va mon fils - ses larmes coulent, Bilel a du mal à la quitter aussi mais il faut bien. Il se dirige vers le bourtal, là il trouve le mulet avec sur le dos le serge déjà attaché. Il tire par la corde et quitte la maison, il fait froid mais le ciel est dégagé, les étoiles scintillent encore et remplissent le ciel de leur lumière, pleine lune ! Bilel allume une cigarette et irrrr le mulet démarre en trombe, le sentier est en pente descendante, il regarde tout autour de lui et tout en dirigeant le mulet, il se retourne pour regarder sa maison. Puis il met un coup de cravache et le mulet trotte maintenant à plein régime. Arrivé en bas du sentier, il descend d’un saut brusque, il attache le mulet à un anneau encastré au mur de l’épicerie du coin, plus tard son père viendra le récupérer. Il se met au bord de la route et attend la 4-4 bâchée qui sert au transport urbain, il rallume une autre cigarette pour patienter, regarde sa montre puis en regardant dans l’axe de la route, il est rassuré en voyant les phares de la camionnette qui approche, « sbah elkhir », les places avant son déjà occupés, il fait le tour, et monte en insérant son pied dans sur la rampe en poussant la bâche de la voiture, à l’intérieur il retrouve d’autres personnes, il les salue et prend place sur le banc un banc en bois attaché à la camionnette :
Bonjour les gars, vous aller réveiller Kamel, il est toujours en retard celui là, je vais ouvrir la le local.
Il ferme les yeux, au bout de 15 minutes la camionnette s’arrête, il descend et se dirige vers le café de la place, il commande un café filtre, encore une cigarette, le café à cette heure là est calme, une fois son café consommé, il quitte et se dirige maintenant vers une boutique, il sort les clés de sa poche, ouvre la porte, à l’intérieur se trouvent deux rangées d’ordinateurs, il les démarre, puis arrive un jeune homme :
- bonjour patron, mabrouk, mabrouk, alors c’est le premier jour, je suis sûr que ton affaire va marcher, c’est le premier publinet qui ouvre dans la région et les gens sont très peu équipés
- tu parles la plupart ne savent ni lire ni écrire, j’ai accepté parce que mon père m’a vraiment forcé la main, il en avait assez que je sois loin de la famille
- mais patron il y’a les élèves, les étudiants, le personnel administratif, les touristes qui viennent visiter Sbeïtla, si si patron ça va marcher.
- écoute Souhil, je ne suis pas ici pour faire de l’argent, c’est notre salle d’opération, d’ici je vais changer les choses ! maintenant que tout est en place et avant que les amis n’arrivent je vais te dire la vérité
- patron, t’es sûr que ça va ? de quoi tu parles ? salle d’opération ?
- attend, ferme la porte
- mais Abdel on vient juste d’ouvrir
- vient ici à côté de moi
Bilel, sourire aux lèvres s’installe devant le poste principal
- http - : - // - w-w-w – t-u-n-e-z-I-n-e-.-c-o-m
18 visiteurs en ligne
Mercure – mot de passe
Kacem > présence – qui est là ?
Oiseau Libre > Le conseil du jour !
Ivan > Goooooooooooood morning Tunezine
Kabbar > connecté > mot de passe pour répondre à Kacem mais se ravise en voyant Ivan > ne prononce mot > real player > fichier > Abdel Halim > play.
Omar Khayyam > opérationnel, lit Assabah
Lecteur Assidu > premier copier/coller
Maherbaal > premier trabrib de la journée adressé à lecteur.
Nationaliste Arabe > Bonjour Ivan, alors toujours en forme malgré la nouvelle note de bas de page ?
Nour El Houda > à deux maîtres de son écran fait sa prière regarde l’écran tout en récitant la sourate de la femme puis d’un coup elle s’arrête, elle continue à regarder l’écran, elle passe les mains sur son visage en signe de fin de sa prière et en même temps pour nettoyer ses yeux, elle ne croit pas ce qu’elle voit.
Nouveau > Titre > Bonjour tout le monde > Auteur > Bilel > Texte : Tout se passe bien, l'équipe arrive, opérationnels, Kacem tu peux envoyer la chakchouka.
tunisie source www.tunezine.com

MERCURE
Banlieue de Sbeïtla (a7wez sbeïtla), gouvernorat de Kasserine, situé à six kilomètre de la petite ville de Sbeitla et environ deux kilomètres de la route asphaltée se trouve le douar des Mejri, en décembre il y fait plus froid qu’à Paris, ce douar se situe en bas des montagnes, dans les collines, quelques maisons entourés de patios . Il est six heures du matin, Bilel, 23 ans mais qui en paraît déjà beaucoup plus ouvre les yeux, sa mère qui se lève avec les poules vient de frapper à la porte :
- lève-toi s’il te plait mon fils, il est l’heure, je t’apporte ton petit déjeuner - puis elle entrouvre la porte et s’en va, par la petite ouverture un vent glacial envahit la chambre. Bilel tire la couette au dessus de sa tête, trop dur de se réveiller aussi tôt, puis il réalise qu’il est l’heure et que ce jour est important alors il tend son bras droit vers la télécommande et clique sur le bouton 7, Aljazeera et des images sanguinolentes de bon matin, il change, chaîne 18, de la musique pour démarrer la journée. Puis il s’assied et pour se protéger du froid il enfile sa kachabia, puis il voit la porte entrouverte alors il fait quelques pas et crie :
- maman il fait froid, pourquoi tu laisses toujours la porte ouverte, je suis déjà enrhumé, tu veux me tuer ?
Sa mère arrive en en pressant le pas dans le patio il fait encore plus froid, elle porte une chlaka et en dessous des chaussettes bien épaisse, elle lui tend un plateau avec un verre de café au lait, un œuf bien chaud qui dégage de la vapeur et déjà débarrassé de sa coquille et un morceau du pain qu’elle vient juste de préparer dans la goujat, à côté une petite assiette avec des dattes dénoyautées qui baignent dans de l’huile d’olive
- tiens mon fils, sbah elkhir, salli 3la ennibi et que le bon dieu soit avec toi, et ne t’énerve pas de beau matin et …
- merci maman, c’est bon c’est bon , il l’embrasse dans le cou et referme la porte derrière elle.
Bilel avale rapidement son petit déjeuner puis il met de l’eau sur le kanoun (petit four en pierre) pour la chauffer, il se lave les mains, le visage et passe le chaude sur les cheveux, puis il se brosse les dents le tout dans un lavabo installé par son grand frère et dont la canalisation fait couler le tout derrière la maison. Bilel va devant le miroir en pied du buffet et se peint les cheveux, puis il l’ouvre pour choisir sa plus belle chemise et son plus beau pantalon, il enfile enfin ses chaussettes, ses chaussures, il referme la porte et se regarde dans la glace debout, au dessus de sa veste il met une autre kachabia, plus neuve et plus propre.
Puis il prend un classeur préparé la veille, arrête la télé et sort, dans le patio il rencontre sa mère qui le prend dans ses bras :
- mon fils je suis si contente pour toi, je suis sûr que tout ira bien, je vais faire une prière et je demanderai à ton père de faire de même, il s’est réveillé pour te préparer le mulet d’ailleurs, va mon fils - ses larmes coulent, Bilel a du mal à la quitter aussi mais il faut bien. Il se dirige vers le bourtal, là il trouve le mulet avec sur le dos le serge déjà attaché. Il tire par la corde et quitte la maison, il fait froid mais le ciel est dégagé, les étoiles scintillent encore et remplissent le ciel de leur lumière, pleine lune ! Bilel allume une cigarette et irrrr le mulet démarre en trombe, le sentier est en pente descendante, il regarde tout autour de lui et tout en dirigeant le mulet, il se retourne pour regarder sa maison. Puis il met un coup de cravache et le mulet trotte maintenant à plein régime. Arrivé en bas du sentier, il descend d’un saut brusque, il attache le mulet à un anneau encastré au mur de l’épicerie du coin, plus tard son père viendra le récupérer. Il se met au bord de la route et attend la 4-4 bâchée qui sert au transport urbain, il rallume une autre cigarette pour patienter, regarde sa montre puis en regardant dans l’axe de la route, il est rassuré en voyant les phares de la camionnette qui approche, « sbah elkhir », les places avant son déjà occupés, il fait le tour, et monte en insérant son pied dans sur la rampe en poussant la bâche de la voiture, à l’intérieur il retrouve d’autres personnes, il les salue et prend place sur le banc un banc en bois attaché à la camionnette :
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Il ferme les yeux, au bout de 15 minutes la camionnette s’arrête, il descend et se dirige vers le café de la place, il commande un café filtre, encore une cigarette, le café à cette heure là est calme, une fois son café consommé, il quitte et se dirige maintenant vers une boutique, il sort les clés de sa poche, ouvre la porte, à l’intérieur se trouvent deux rangées d’ordinateurs, il les démarre, puis arrive un jeune homme :
- bonjour patron, mabrouk, mabrouk, alors c’est le premier jour, je suis sûr que ton affaire va marcher, c’est le premier publinet qui ouvre dans la région et les gens sont très peu équipés
- tu parles la plupart ne savent ni lire ni écrire, j’ai accepté parce que mon père m’a vraiment forcé la main, il en avait assez que je sois loin de la famille
- mais patron il y’a les élèves, les étudiants, le personnel administratif, les touristes qui viennent visiter Sbeïtla, si si patron ça va marcher.
- écoute Souhil, je ne suis pas ici pour faire de l’argent, c’est notre salle d’opération, d’ici je vais changer les choses ! maintenant que tout est en place et avant que les amis n’arrivent je vais te dire la vérité
- patron, t’es sûr que ça va ? de quoi tu parles ? salle d’opération ?
- attend, ferme la porte
- mais Abdel on vient juste d’ouvrir
- vient ici à côté de moi
Bilel, sourire aux lèvres s’installe devant le poste principal
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Kacem > présence – qui est là ?
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Omar Khayyam > opérationnel, lit Assabah
Lecteur Assidu > premier copier/coller
Maherbaal > premier trabrib de la journée adressé à lecteur.
Nationaliste Arabe > Bonjour Ivan, alors toujours en forme malgré la nouvelle note de bas de page ?
Nour El Houda > à deux maîtres de son écran fait sa prière regarde l’écran tout en récitant la sourate de la femme puis d’un coup elle s’arrête, elle continue à regarder l’écran, elle passe les mains sur son visage en signe de fin de sa prière et en même temps pour nettoyer ses yeux, elle ne croit pas ce qu’elle voit.
Nouveau > Titre > Bonjour tout le monde > Auteur > Bilel > Texte : Tout se passe bien, l'équipe arrive, opérationnels, Kacem tu peux envoyer la chakchouka.
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