Liberté à bas débit en Tunisie-Yahyaoui Mokhtar

Publié le par kurt cobain

Liberté à bas débit en Tunisie-Yahyaoui Mokhtar

 Avec les quelques dizaines de prisonniers politique qu’on a fait bénéficier d’une libération conditionnelle, à quelques mois voir quelques semaines, du terme de leurs peines après une quinzaine d’années de détention en moyenne la dictature croit marquer un point dans l’ouverture politique et face au pressions étrangères qui sont en train de l’isoler sur la scène internationale.
 
L’annonce prématuré de cet acte de « clémence » à quelques semaines de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance est destiné à couper court à toute les spéculations sur les intentions de la dictature face à la crise que traverse le pays en cette occasion.
 
Il y a quelques jours auparavant une amnistie à été décrété au profil des escrocs. Des milliers d’imposteurs, qui se sont fait bâtir des fortunes par des cheques sans provision, se sont trouvés ainsi totalement blanchi et peuvent retourner aux affaires de nouveau. Les véritables concernés parmi eux n’ont jamais eu à répondre de leur fait devant les tribunaux ni été inquiété par les poursuite et la détention. Cette grâce intervient à temps pour les décharger de cette menace. Ce genre d’amnistie n’est pas le premier décrété par la dictature en Tunisie. Il intervient périodiquement pour réhabiliter nos escrocs au point de croire qu’un pacte de solidarité les unis.
 
Pour les autres criminels l’élargissement conditionnelle de ces quelques suppliciés de la liberté n’été que le couvert pour maquiller la grâce présidentielle qui leur à été concédé et qui concernait 1300 parmi eux. Je ne sais pas s’il a toujours été comme ça dans tous les dictatures ou c’est une autre particularité Tunisienne : la grâce et l’amnistie totale au criminels et aux escrocs et la libération conditionnelle aux militants pour la liberté. Une libération conditionnelle, pour ceux qui ne le savent pas, permet de laisser les bénéficiaires sous la menace d’une reconduction en prison à la moindre infraction pour accomplir le reliquat de leurs peines tout en les astreignant à un contrôle administratif de police appliqué discrétionnairement au point qu’il équivaut une mesure de bannissement.
 
Cet aspect de notre système judiciaire qui profite principalement aux criminels invétérés a été présenté par le ministre concerné et son principal adjoint la semaine dernière au cours d’une journée d’étude organisée par la chambre des député comme l’un des meilleurs aujourd’hui dans le monde. Pour être meilleur il l’est certainement dans son genre et aucun autre système judiciaire ne l’égalait au bénéfice des hors la loi et des mafieux. S’il y a des vérités et des fait qu’on ne peut pas révéler même s’il ne sont plus cachés au plus commun des citoyens l’un des plus célèbre chroniqueur satirique à pu leur consacrer sa chronique dernièrement en se posant la malicieuse question : Qui veut trouver un travail temporaire et un salaire fixe ? il promet une situation logé nourri et blanchi sur le compte de l’employeur avec un salaire mensuel de deux cent mille dinars avant de répondre « c’est de faire de la prison ». En note de bas de page il revoit au coût du détournement de plusieurs milliards par un escroc par apport au jugement dont il a été condamné par les tribunaux. Le cas n’est pas isolé comme il le précisait.
 
Que reste-t-il à la dictature si elle ne garde plus d’otages à rançonner ? Que restera-t-il aux escrocs s’ils ne trouvent plus des naïfs à spolier et des protecteurs qui leur assurent l’impunité ? Depuis le retrait de la plainte déposé par les magistrats contre le forfait dont leur association a fait l’objet et l’obligation dans laquelle il se sont trouvés de la retirer pour ne pas avoir à s’auto condamner on ne voit plus qui peut se prévaloir de la loi dans notre pays aujourd’hui. Depuis que les députés sont réduits à vanter avant de voter des lois qui sont déjà enté en application par simples directives du président on ne voit plus l’intérêt d’un parlement.
 
Dans l’espoir que tout Tunisien peut contenir encore cette liberté à bas débit ne parvient plus à cacher une grave contradiction qui est en train de se clarifier : CETTE DITATURE N’EST PAS L’ADVERSAIRE DE QUELQUES INDIVIDUS. Elle est en train de s’interposer en entrave aux aspirations de tout un pays.
 





Yahyaoui Mokhtar

Tunis le 27 02 2006
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Publié dans tunisie

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