Non à limposture
Non à l’imposture
« Le 19 (le lendemain du SMSI) sera un autre jour » ! Répétèrent nerveusement sur un ton menaçant les nervis du régime tunisien aux représentants de la société civile très en vue pendant toute la période du Sommet.
Effectivement, depuis quelque temps, la Tunisie est en train de vivre l’une des périodes les plus sombres de l’ère toute répressive de Ben Ali.
Montages pornographiques, menaces de mort, dégradation de biens, procès montés de toutes pièces, agressions physiques, humiliations, tracasseries administratives, campagnes calomnieuses, … etc. Tous les moyens mêmes les plus ignobles sont bons pour mater une opposition revigorée et unie contre la dictature.
Parmi ces procédés abjectes et révélateurs de la nature criminelle du régime tunisien, l’envoi de pseudo-émissaires du président afin de soudoyer une partie de l’opposition sous prétexte d’une fallacieuse mesure de clémence.
En tant que victimes de ce régime du mal et en tant que personnes approchées par les dits émissaires, nous voulons apporter les précisions suivantes (déjà évoquées lors des réunions habituelles de notre parti CPR) :
- Nous considérons cette démarche comme étant une manoeuvre policière médiocre qui vise à semer la zizanie au sein de l'opposition exilée et à briser l'unité naissante entre ses différentes factions.
- Cette manoeuvre vise également à détourner les regards des Tunisiens de la campagne de harcèlement et de répression sans précédent contre un certain nombre d’opposants (Mohamed Abbou, Néziha Rjiba alias Oum ziad, Moncef Ben Salem, Souhair Belhassen, Raouf Ayadi, Hammadi Jebali, Lassad Jouhri …) et par conséquent aveugler l'opinion nationale et internationale sur la réalité dramatique du pays.
- ِCette manoeuvre veut substituer la logique du salut individuel à celle du salut collectif et instaurer le principe de l'amnistie présidentielle à la place de l'amnistie générale qui restitue les droits et ouvre la voie au jugement des responsables. Elle veut confirmer la suprématie de la personne du Président au détriment de la Loi.
Pour toutes ces raisons avancées, nous :
- Exprimons notre refus catégorique, en tant qu'exilés privés du droit de retour, de traiter avec ces imposteurs ou de négocier, derrière les rideaux, avec des flics habillés en bienfaisants.
- Appelons tous les exilés tunisiens à ne pas céder à la tentation et à rester vigilants.
- Affirmons notre volonté de continuer à militer pour l'amnistie générale et pour le jugement des responsables de la vague de répression des deux dernières décennies.
- Renouvelons notre soutien sans faille aux militantes et militants qui payent le tribut très lourd de leur engagement pour une Tunisie libre et démocratique.
- Exprimons notre refus catégorique, en tant qu'exilés privés du droit de retour, de traiter avec ces imposteurs ou de négocier, derrière les rideaux, avec des flics habillés en bienfaisants.
- Appelons tous les exilés tunisiens à ne pas céder à la tentation et à rester vigilants.
- Affirmons notre volonté de continuer à militer pour l'amnistie générale et pour le jugement des responsables de la vague de répression des deux dernières décennies.
- Renouvelons notre soutien sans faille aux militantes et militants qui payent le tribut très lourd de leur engagement pour une Tunisie libre et démocratique.
Paris, le 19 avril 2006
Chokri Hamrouni
Imad Ben Mohamed
Imad Daimi
Salim Ben Hamidane
Membres du Congrès Pour la République
Publicité