La valse des remaniements commence.. timidement..
La valse des remaniements commence.. timidement..
Abdel Wahab Hani
Après les sanglants affrontements de Hammam-Lif / Soliman des dernières semaines, les premières nominations rendues publiques touchent le secteur de l'Information. Depuis des jours, la cadence des remaniements a touché de hauts gradés des services de sécurité intérieur et des douanes, selon des sources avisées.
Après un long mutisme et après que les grands journaux internationaux ont couvert les événements, avec le point culminant du Dossier spécial du Figaro ce matin, le gouvernement du général Ben Ali semble décider, en fin, à communiquer.
Les deux nominations d'aujourd'hui semblent être adressées en direction de l'étranger, plus qu'en vers l'ensemble de la classe politique (pro et anti Ben Ali confondus) et de l'opinion publique nationale. Le CAPJC est en effet une vitrine extérieure du pays et l'on voit mal la Tunisie se targuer de former les journalistes et les communicateurs du Continent alors que ses propres journalistes ont été laissé dans l'ignorance quasi-totale par rapport aux récents événements. RTCI est quant elle destinée à être la voix du pays à l'étranger.
Espérant que ces deux nouveaux directeurs seront à la hauteur de l'indispensable démocratisation du secteur de l'Information en Tunisie.
Outre ces deux nominations quasi-inévitables et imposées par le contexte, la valse commence à Tunis et le jeux des chaises musicales fait peur à plus d'un responsable des services de désinformation, de propagande et de sécurité.
Cette annonce, timide, n'est en rien, en l'état actuel des choses, une volonté réelle de transition démocratique. Parce que tout simplement les principaux responsables de la faille du système del 'Information sont là:
-Le Ministre de la Propagande en charge des Affaires étranges Abdelwahab Abdallah et ses portes paroles et serviteurs dans les différents médias nationaux et étrangers.
-Le Ministre Directeur du Cabinet (DirCab) de la Présidence, intermédiaire entre le Palais et le pays y compris le gouvernement, ce farouche militant Baas arabe aux penchants plutôt staliniens que démocrates a réussi à placer ses fils spirituels à des postes clefs et très sensibles, dont la nomination d'un repris de droit commun au poste très sensible d'Ambassadeur dans un pays arabe frère exposé à tous les dangers. Ce manitou discret de la dictature dirige l'information depuis le Palais de Carthage, transformé en bunker personnel, tant le couple présidentiel, gravement malade, Monsieur comme Madame, navigue entre les Palais 'privés' de Sidi Bou Said et de Hammamet;
-Le Ministre d'Etat Ministre Conseiller principal de la Présidence, plus ancien Ministre de la planète et symbole à lui seul de la sclérose du système politique tunisien;
- Mais surtout les rumeurs les plus folles sur un éventuel retour aux affaires du sanguinaire Secrétaire d'Etat à la Répression, le dangereux mégalomane et tortionnaire en second Mohamed Ali Ganzoui.
Le jeux de chaises musicales a bien commencé à Tunis..
A suivre..
Abdel Wahab Hani
Orsay, le 11 janvier 2007
Abdel Wahab Hani
Après les sanglants affrontements de Hammam-Lif / Soliman des dernières semaines, les premières nominations rendues publiques touchent le secteur de l'Information. Depuis des jours, la cadence des remaniements a touché de hauts gradés des services de sécurité intérieur et des douanes, selon des sources avisées.
Après un long mutisme et après que les grands journaux internationaux ont couvert les événements, avec le point culminant du Dossier spécial du Figaro ce matin, le gouvernement du général Ben Ali semble décider, en fin, à communiquer.
Les deux nominations d'aujourd'hui semblent être adressées en direction de l'étranger, plus qu'en vers l'ensemble de la classe politique (pro et anti Ben Ali confondus) et de l'opinion publique nationale. Le CAPJC est en effet une vitrine extérieure du pays et l'on voit mal la Tunisie se targuer de former les journalistes et les communicateurs du Continent alors que ses propres journalistes ont été laissé dans l'ignorance quasi-totale par rapport aux récents événements. RTCI est quant elle destinée à être la voix du pays à l'étranger.
Espérant que ces deux nouveaux directeurs seront à la hauteur de l'indispensable démocratisation du secteur de l'Information en Tunisie.
Outre ces deux nominations quasi-inévitables et imposées par le contexte, la valse commence à Tunis et le jeux des chaises musicales fait peur à plus d'un responsable des services de désinformation, de propagande et de sécurité.
Cette annonce, timide, n'est en rien, en l'état actuel des choses, une volonté réelle de transition démocratique. Parce que tout simplement les principaux responsables de la faille du système del 'Information sont là:
-Le Ministre de la Propagande en charge des Affaires étranges Abdelwahab Abdallah et ses portes paroles et serviteurs dans les différents médias nationaux et étrangers.
-Le Ministre Directeur du Cabinet (DirCab) de la Présidence, intermédiaire entre le Palais et le pays y compris le gouvernement, ce farouche militant Baas arabe aux penchants plutôt staliniens que démocrates a réussi à placer ses fils spirituels à des postes clefs et très sensibles, dont la nomination d'un repris de droit commun au poste très sensible d'Ambassadeur dans un pays arabe frère exposé à tous les dangers. Ce manitou discret de la dictature dirige l'information depuis le Palais de Carthage, transformé en bunker personnel, tant le couple présidentiel, gravement malade, Monsieur comme Madame, navigue entre les Palais 'privés' de Sidi Bou Said et de Hammamet;
-Le Ministre d'Etat Ministre Conseiller principal de la Présidence, plus ancien Ministre de la planète et symbole à lui seul de la sclérose du système politique tunisien;
- Mais surtout les rumeurs les plus folles sur un éventuel retour aux affaires du sanguinaire Secrétaire d'Etat à la Répression, le dangereux mégalomane et tortionnaire en second Mohamed Ali Ganzoui.
Le jeux de chaises musicales a bien commencé à Tunis..
A suivre..
Abdel Wahab Hani
Orsay, le 11 janvier 2007
Publicité