REVELATIONS SUR L'ASSASSINAT DE MONCEF BEN ALI-2eme partie

Publié le par kurt cobain

Mort perfusé: la filière mafieuse turque :

Le procès de novembre 1992 a bel et bien eu lieu à la 14ème Chambre correctionnelle de Paris sous le regard de la presse internationale.
Tous les prévenus étaient en état d'arrestation à la différence de Moncef Ben Ali et Ridha Belhassen (Hassen, de son vrai nom) qui furent condamnés par contumace à 10 ans de prison et interdiction définitive du territoire français.
Toutes les gesticulations du régime de Ben Ali et de ses affidés s'avérèrent vaines. Et je pense notamment au rôle de Abada Kefi, avocaillon du régime ou de Me Béji son autre avocassier qui s'est prêté à défendre l'indéfendable.
Seulement voilà : quatre ans plus tard, la nouvelle ne put être cachée: Moncef Ben Ali est mort, et nul ne saura dans quelles conditions jusqu'à ce jour.
Condamné par la France, son réseau démantelé à l'échelle européenne, mais protégé par son frère Président qui fit d'une sale affaire de famille une affaire d'Etat au risque de jeter le discrédit sur l'image de tout un pays, Moncef Ben Ali continua de diversifier son trafic d'héroïne et  s'attaqua à d'autres horizons comme la Turquie. Se croyant tout permis, il tenta de rouler des mafieux turcs qui organisèrent son assassinat en plein Tunis.

Le soir de sa mort, Moncef Ben Ali donna rendez-vous à son épouse vers 22 heures à son restaurant. Entre temps, il se trouvait chez l'une de ses amantes à El Menzah VI, nièce du juge d'instruction ripoux Ridha Boubakeur. Cinq barbouzes d'origine turque, qui suivaient ses déplacements, sonnèrent à la porte. Ils les ligotèrent et leur administrèrent des perfusions d'héroïne avant de prendre la poudre d'escampette.

Vers 23 heures, son épouse ne voyant pas Moncef Ben Ali arriver au rendez-vous, donna l'alerte. Et c'est l'un de ses confidents qui se dirigea vers l'appartement d'El Menzah où il ne put que constater les dégâts.
L'amante a été sauvée in extremis à la polyclinique Taoufik. Quant à Moncef Ben Ali,  c'en était fini. L'enquête policière précipitée permettra d'arrêter trois Turcs  sur les cinq. L'un d'entre eux est mort sous la torture. Deux autres croupissent encore dans l'indifférence dans les prisons tunisiennes condamnés à 70 ans de prison.

Autant dire qu'ils ne verront jamais plus la liberté. Et ne témoigneront jamais...

Morale: On ne peut indéfiniment mentir ni cacher la vérité au mépris du peuple.

Ben Ali, qui a fait de la manipulation et du mensonge une règle de gouvernement devrait balayer devant sa porte au lieu de lâcher ses chiens contre ses dissidents qui exercent leur droit constitutionnel de s'exprimer et d'émettre des avis contraires à sa politique aveugle.

Enfin, bien avant que les vautours Trabelsi n'empochent la République, le Général Ben Ali a couvert honteusement l'un des plus gros scandales que  la Tunisie ait connu à l'échelle internationale...

Slim Bagga
 

Encadré 1

Ben Ali, l'irascible

Les relations franco-tunisiennes étaient au plus bas niveau depuis le coup d'Etat du 7 Novembre 1987. La France n'était pas prévenue du renversement de Bourguiba. Dans un communiqué laconique du Quai d'Orsay, le même jour, il est mentionné que " la France prend acte du changement intervenu en Tunisie et rend hommage au premier Président Habib Bourguiba". Ben Ali a interprété cette position comme une attaque contre sa respectueuse personne.

Quelques jours plus tard, à Sousse, une usine de montage de véhicules français (la STIA), déficitaire il est vrai depuis longtemps mais à laquelle Bourguiba n'avait jamais touché, trouvant compensation ailleurs pour le pays, a été fermée. Et la presse de se déchaîner contre la France en publiant: "La Tunisie a des amis, mais elle a surtout des intérêts". En fait, il s'agissait exclusivement de "punir" la France pour son communiqué du 7 Novembre 1987.

Les relations sont restées au point mort jusqu'au 15 septembre 1988, date de la première visite officielle de Ben Ali à l'Elysée, suivie au printemps  1989 de celle de François Mitterrand en Tunisie...


Encadré 2

Ganzoui, prudent

En quittant le bureau de Mohamed Ali Ganzoui, je lui demandais une photo pour illustrer l'article concernant le démantèlement du pseudo réseau de la drogue en Tunisie. Il refusa en rigolant. Puis il finit par faire venir une photo.
Trois heures plus tard, il me téléphona directement à l'imprimerie pour me dire ceci: Je vous conjure de publier la photo de Si Chedli (Neffati,  ministre de l'Intérieur) dans un format plus grand que la mienne. Pour l'histoire, ce fut fait...

Menaces contre "L'Audace"

Depuis le retour de Mohamed Ali Ganzoui, la pression sur les dissidents et l'opposition se fait plus pesante.
En ce qui concerne "L'Audace", Ganzoui est pressé d'identifier nos sources. Ce à quoi il ne parviendra jamais. La tentative d'infiltration de notre journal par le biais de Ridha Belhassen, neveu du tortionnaire Frej Gdoura a été vouée à l'échec. Ce n'est pas en volant des puces de portables invalides volontairement mis à la disposition 'd'un chargé de mission" qu'on découvrira les  sources de "L'Audace".
Je reviendrais à l'occasion sur la guerre sans merci qui déchire deux serviteurs zélés de Ben Ali: Frej Gdoura et Mohamed Ali Ganzoui. C'est un  feuilleton qui doit intéresser nos lecteurs.
Pour l'heure, je me contenterais de rappeler à ceux qui croient que le territoire français est un terrain où ils peuvent accomplir impunément leurs méfaits, que j'ai déposé plainte avec constitution de partie civile, que je tiens l'ambassade et les agents qui y gravitent pour responsables de tout acte malveillant portant atteinte à moi-même et à ceux qui m'entourent.
Les Autorités françaises ont été averties et m'ont assuré de leur vigilance; je les en remercie et leur fait part de toute ma gratitude.
 
(Source: L´Audace numéro du fevrier 2006 )

Publié dans tunisie

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kamel 14/08/2011 12:00



je ne suis pas si sur, de la nouvel car cette individu est le frere de ce monstre mafieu qui a regnes 23 anneé sans partage donc ils peuvent racompter ce qu"ils veulent mais la veriter est que
cette personne soit disant qu'il a éte executer ils lui ont donner une autre personaliter et l'ont cacher quelque part.