Atmosphère délétère au palais de Carthage…

Publié le par kurt cobain

 

Exclusif

 

 

 

Atmosphère délétère au palais de Carthage…

 

 

 

Correspondance de Tunis (*)

 

 

 

Les séquences récemment diffusées par la télévision nationale et montrant, sous tous les angles, Zine Ben Ali, sa femme Leila et leur fils Mohammed en pleine forme, sont une nouvelle simulation. Nous réaffirmons solennellement que Zine est sérieusement malade et est dans une phase dégressive (Le Canard Enchaîné du mercredi 16 novembre l’a de son coté attesté avec force).

 

 

 

Ses apparitions publiques où il donne l’air d’être bien portant sont dues à un intensif traitement hormonal qui, après un temps relativement court d’euphorie et d’embelli, le vide d’énergie et le réduit à un état quasi léthargique. Nous réaffirmons aussi que son fils – à qui nous souhaitons une prompte guérison – est lui aussi atteint d’une méchante déficience.

 

 

 

Dans les trois textes informatifs dont nous commençons la publication (un par jour) nous allons révéler des faits et des vérités indicatifs de la délétère atmosphère qui règne actuellement au palais de Carthage ainsi que les combines qui s’y nouent et s’y dénouent dans la perspective de la succession. …Nous y révélerons surtout le nom du dauphin déjà désigné au cas où les événements se précipitent…

 

 

 

 

 

(1) Les clans se clarifient…

 

 

 

Commençons d’abord par examiner la configuration clanique « up to date » qui structure le système Ben Ali.

 

 

 

Le clan des Ben Ali. Il règne sur le Sahel. C’est sa chasse gardée et sa propriété privée. Avec à sa tête une figure de proue devenue une star nationale tellement elle s’est distinguée par un arsenal de pratiques qui n’ont rien à envier à ceux des parrains les plus insolents de la mafia - l’intelligence et l’élégance en moins : Le tristement célèbre Qais Ben Ali, neveu de Zine. Les frères et sœurs de ce dernier et leur progéniture ont mis le Sahel en coupe réglée.  Il n’est pas de secteur fructueux de l’activité économique qui n’ait été soit confisqué, soit copartagé soit carrément extorqué par tous les moyens, y compris par les intimidations physiques et les faux procès. Les Ben Ali ont « sagement » choisi des le début de se contenter du Sahel comme leur part du butin et de ne point se mêler à la compétition pour le pouvoir….

 

 

 

Le clan Chiboub. Longtemps dominant et surpuissant, ce qui lui a permis de ramasser une fortune colossale mise bien à l’abri dans les banque suisses (1), Slim Chiboub, mari de Dorsaf, fille cadette de Zine, née de son premier mariage, est depuis les dernières années en perte de vitesse jusqu’à ne plus être aujourd’hui qu’un gendre déposé. La raison ? Nous allons nous contenter d’envoyer un simple signe (sous la forme d’un nom) à Zine pour qu’il sache bien que nous en sommes parfaitement au courant : « Khayati ! » …

 

Chiboub est, aujourd’hui, politiquement hors jeu.

 

 

 

Le clan Zarrouk-Mabrouk. Du nom des deux maris des deux autres filles de Zine, nées de son premier mariage. Ghazoua épouse Zarrouk et Cyrine épouse Mabrouk. Ceux là aussi ont fait le choix des affaires au lieu de la politique, instrumentalisant toutes fois les leviers de l’Etat pour consolider et élargir, souvent en tordant le cou aux lois du pays, leurs immenses fortunes. Ils n’interviennent d’ailleurs dans le champ politique (en imposant certains ministres à la place d’autres) que pour les besoins de cette cause là.

 

 

 

Le clan Trabelsi-Materi. Apres la chute de Hédi Jilani, démasqué à temps dans ses manigances avec Leila Trabelsi pour son intronisation à la fonction stratégique de Premier Ministère dans la perspective de la succession, c’est la famille Materi qui devient l’alliée privilégié et unique des Trabelsi. Une alliance scellée par le mariage de Sakhr Mohammed Fahd, fils du co-auteur du coup d’Etat manqué contre le régime de 1961 Moncef Materi et de Nesrine, fille du couple Zine-Leila. On sait que Moncef Materi a du sa non pendaison à une dramatique intervention de son oncle, le dirigeant historique du Néo Destour, feu Mahmoud Materi, auprès de Bourguiba. Le mariage de son fils avec  la fille du couple présidentiel lui a valu une avalanche de privilèges autant insolents qu’immérités : payement à titre rétroactif de l’ensemble de ses mensualités et primes depuis sa radiation de l’armée jusqu’à nos jours en tenant compte des avancements dans la hiérarchie militaire comme s’il n’avait jamais quitté l’armée - ce qui est une insulte aux valeurs de la république et  à l’éthique de l’armée ; accession à la chambre des conseillers à la tête de la liste de Tunis du parti politique dont il a voulu assassiner le fondateur et président,  enfin  privatisation, en sa faveur, de la société de commercialisation des voitures et des camions « Ennakl » qui lui fait engranger un bénéfice net de pas moins  7 millions de dinars par an.

 

 

 

Le clan Materi-Trabelsi (si on compte les enfants, les cousins, les neveux et les nièces des six frères et des cinq sœurs de Leila, cela fera quelques deux cents personnes) forme aujourd’hui l’ossature mafieux-sécuritaire du régime. Surtout après le retour, d’une insultante manière, de Mohammed Ali Ganzoui à la tête de la Sécurité de l’Etat. La boucle est vraiment bouclée. Le clan Materi-Trabelsi fait - et défait - aujourd’hui la loi dans le pays. Il a même choisi le successeur du finissant Zine…

 

 

 

Demain : le dauphin est choisi  et il s’installe…

 

 

 

 

(1) Le rapport établi par la commission d’enquête désignée par l’ONU sur les conditions d’application de l’accord « nourriture contre pétrole » en faveur de l’Irak assiégé a bien mentionné la participation de Slim Chiboub au trafic organisé par le tyran de Bagdad et des siens alors que son peule crevait la faim.

 

 

 

(*) L’équipe de « tunisnews » a reçu les précisions nécessaires quant à l’identité des auteurs de ces importantes correspondances qui nous parviennent de Tunis.

tunisie source www.tunisnews.net

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Publié dans tunisie

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