Atmosphère délétère au palais de Carthage…

Publié le par kurt cobain

Exclusif

 

Atmosphère délétère au palais de Carthage…

 

Correspondance de Tunis (*)

 

III - Le pillage s’intensifie….

 

En attendant le jour J, celui d’une vacance - pour maladie ou décès de Zine - du pouvoir, la mise en coupe réglée du pays par les clans se poursuit de plus belle, impitoyablement.

 

Commençons par Zine lui-même : sa fortune personnelle, déjà colossale uniquement grâce aux commissions, renouvelées chaque année, sur les équipements lourds de l’armée et du ministère de l’intérieur - des centaines de milliards au total – ne lui suffit toujours pas. Il continue à assouvir sa voracité par de « menus privilèges » qu’il a un maladif plaisir à extorquer au pays et aux personnes. Il vient d’acquérir un terrain 1400 mètres carrés à Sidi Bou Said, jouxtant le cimetière et appartenant à la municipalité de la localité pour le symbolique prix de cinq dinars le mètre.

 

Auparavant, il s’est fait offrir, comme tout le monde le sait, dix mille mètres carrés à la baie des anges sur les hauteurs d’El Kantaoui par le trio Hmila, Touil et Belhassen Trabelsi en contrepartie du classement par décret d’un terrain de 28 hectares en zone verte à vocation non habitable. Il s’est permis ensuite d’exiger des autorités régionales de siéger le terrain. Coût de l’opération : autour de 200000 dinars. Ce n’est pas tout : il fait déclasser par décret publié dans le journal officiel du 18 avril 2005 (que tout le monde peut consulter) un terrain toujours sur la colline de Sidi Bou Said, appartenant au domaine hydraulique. L’AFH l’achète à la SONEDE et le revend immédiatement à Zine qui est en train d’y construire comme nous l’avions révélé dans une précédente correspondance, un palais pour sa fille Nesrine épouse Sakhr Mohamed Fahd Materi.

 

Passons aux autres éminents membres de la mafia. Belhassen Trabelsi, frère et associé de Leila épouse Zine, actif comme tout le monde le sait dans tous les secteurs juteux de l’activité économique (voir le reportage de Jeune Afrique l’Intelligent), vient de céder 20% du capital de « Carthago Airlines » à des banques privées pour la coquette somme de 5,8 millions de dinars. Un bénéfice net et brut puisque cette compagnie a survécu et prospéré sur le dos de Tunis Air à la quelle elle doit toujours au moins 16 millions de dinars. Son dernier exploit est l’ordre qu’il intima à une entreprise allemande de construction de baffles dans la région du Cap Bon pour lui céder 40% du capital. Refusant l’oukaze, l’entreprise décida de mettre la clé sous la porte. Deux cents ouvrières et ouvriers en ont perdu leur emploi.

 

Il faut bien que la riche panoplie des procédés mafieux de Belhassen trouve un champ d’application.  Monsieur Mahmoud Triki, promoteur d’une université privée en association avec une université nord américaine, va en faire les frais. Il a eu le malheur de voyager en compagnie de Belhassen sur un vol de Tunisair et a eu la saugrenue idée de solliciter l’intervention de ce dernier pour l’acquisition d’un terrain afin d’y construire le bâtiment de l’université. Il sera rappelé quelques jours plus tard par l’AFH qui l’informe qu’un terrain de quatre hectares lui a été octroyé mais au nom de Belhassen Trabelsi ! Ces personnes que nous citons et faits que nous révélons sont réels et étayés par des références précises.

 

Quant à  l’autre célèbre Trabelsi, Imed, il se présente aux officiers supérieurs de la douane en compagnie d’un certain Sliman Ourak et annonce, souverainement, que ce dernier sera nommé, « dans deux semaines » précise-t-il, Directeur général des douanes. Ca sera fait…

 

Sans oublier la grande marraine de l’équipe, « Hajja Nana » mère de Leila, qui n’a pas l’intention de se priver de sa part de pouvoir. Elle a réussi à maintenir en poste Montacer Ouaili qui a failli être limogé pour avoir détourné d’une manière trop voyante 400 000 dinars sur les marchés de l’informatique. Mieux encore, il sera promu Ministre des télécommunications sur ordre de « Hajja Nana ». Lui a-t-il rétrocédé une part du butin ? La question se pose.

 

Enfin le grand manitou, le grand ordonnateur de la cérémonie, Ben Dhia Abdelaziz.  A toutes fins utiles, et par l’intermédiaire d’un homme de main connu dans le monde des affaires pour être un authentique rapace, Ahmed Chaieb de son nom, représentant de Sulzer Suisse, il monopolise tous les marchés d’équipement de la SONEDE, de la STEG, de l’ONAS et de la CTN. Et dire qu’avec toute cette fortune, il n’a quand même pas hésité à se faire offrir pour un prix symbolique un terrain à Hammamet, ayant appartenu au domaine militaire et récupéré par l’hôtelier Raouf Kateb. Ce dernier étant devenu membre du sérail après avoir marié sa fille à l’un des fils de Moncef, frère de Leila… Ainsi va la deuxième république.

 

Fin.

 

(*) L’équipe de « tunisnews » a reçu les précisions nécessaires quant à l’identité des auteurs de ces importantes correspondances qui nous parviennent de Tunis.
tunisie source www.tunisnews.net
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Publié dans tunisie

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