interdiction réunion soutien à zarzis (Tunisie)

Publié le par kurt cobain

interdiction réunion soutien à zarzis (Tunisie)
11-02-2006
Association pour la Lutte contre la Torture en Tunisie ALTT
* * Communiqué

L’association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) informe l’opinion publique que la réunion de soutien aux prisonniers politiques, aux jeunes de Zarzis et aux victimes de la loi dite “anti-terroriste” prévue pour cet après midi, au siège du Forum démocratique pour le travail et les libertés (parti légal) a été interdite.
Plusieurs dizaines de policiers se sont mobilisés pour interdire aux familles de prisonniers et à tous les défenseures et les défenseurs des droits humains l’accès au local du Forum démocratique. Cette interdiction vise à empêcher les familles des prisonniers politiques de dénoncer publiquement les conditions désastreuses dans lesquelles ces derniers purgent leurs peines : manque d’hygiène et de soins médicaux, isolement, mauvais traitements, privation du droit de visite des avocats... etc.
Faut-il rappeler que Abdel Ghaffar Guiza, condamné à treize ans de prison ferme dans l’affaire des jeunes de Zarzis et atteint de la tuberculose, a été obligé d’obsever récemment une grève de la faim pour exiger son transfert à l’hopital. Quant à Omar Farouk Chalendi, condamné à la même peine dans le même procès et souffrant du genoux, il attend depuis plusieurs mois d’être examiné par un orthopédiste.
Abdellatif Bouhjila, condamné à dix ans de prison pour appartenance au groupe islamiste « Al Ansar » et souffrant d’une maladie rénale, refuse depuis deux semaines de s’alimenter pour protester contre le refus de l’administration pénitentiaire de lui garantir les soins médicaux nécessaires. Il a totalisé, depuis son incarcération en 1997, plus de neuf cents jours de grève de la faim.
Des centaines de prisonniers politiques purgent des peines extrêmement lourdes sans avoir bénéficié de procès équitables, dans des conditions inhumaines et illégales.
L’Association de lutte contre la torture en Tunisie condamne les atteintes de plus en plus graves aux droits d’_expression et de réunion et appelle la société civile à se mobiliser pour mettre fin au calvaire des prisonniers politiques en Tunisie.
Tunis le 10 février 2006
La présidente
*Radhia Nasraoui*
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Publié dans tunisie

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