Interpellation des membres dirigeants du CNLT
Interpellation des membres dirigeants du CNLT
Tunis le 10 février 2006
Le local du CNLT continue de subir une surveillance étroite qui se transforme parfois en « siège », comme cela a été le cas le 4 février 2006 où un déploiement policier a bouclé le quartier et interdit aux membres du Comité de liaison qui devaient se réunir, d’accéder à l’immeuble. Cette semaine, la persécution a touché les membres du CNLT.
En effet, le soir du 9 et la journée du 10 février courant, des agents de la police politique ont interpellé quatre membres dirigeants du CNLT.
- Abdelkader Ben Khemis, secrétaire général du CNLT a été arrêté devant son domicile à Monastir par des agents et interrogé durant 3 heures au siège du district de la sûreté nationale. Il a été libéré vers 23 heures après que des exemplaires du journal Kalima lui aient été confisqués.
- Lotfi Hidouri, membre du Comité de liaison du CNLT et secrétaire de rédaction du journal Kalima, a été interpellé vers 20 heures dans un Publinet (Internet café) où il était en train de consulter son courriel par des agents de la sûreté de l’Etat qui l’ont embarqué dans leur voiture et procédé à la fouille de son cartable. Ils l’ont relâché après avoir confisqué un exemplaire de Kalima qui venait de sortir.
- Sami Nasr, chercheur permanent au CNLT, a été lui aussi interpellé vers 20h30 par quatre agents de police en civil à l’approche de son domicile, qui lui ont arraché son sacoche des mains, puis soumis à la fouille.
- Mokhtar Arbaoui, membre fondateur du CNLT, a de son côté été interpellé, alors qu’il sortait du local du CNLT le 10 février dans l’après midi par plusieurs agents en civil qui l’ont poussé de force dans la cage d’escalier d’un immeuble, ont procédé à une fouille au corps et l’ont malmené.
- Le même jour vers 18 heures, Samia Abbou, la femme de Mohamed Abbou ainsi que Aymen Bettibi, le frère du prisonnier internaute Ramzi Bettibi ont été interpellés par des agents en civil à leur sortie du local du CNLT. Ils ont fouillé le cartable de Samia Abbou qui a été copieusement insultée et malmenée.
Le CNLT condamne avec la plus grande énergie ces agressions et ces atteintes aux droits de ses membres ainsi que son droit à la réunion.
Pour le Conseil
La porte-parole
Sihem Bensedrine
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