Dar al Anouar en particulier et des escrocs en général

Publié le par kurt cobain

Le nom de l’Audace utilisé par des escrocs en Tunisie :

 

 

De Dar al Anouar en particulier et des escrocs en général

 

 

Les services de désinformation du général Ben Ali s’agitent dans toutes les directions pour atteindre les opposants tunisiens, notamment ceux qui dérangent. Slim Bagga, en tant que journaliste aux réseaux très étendus, y compris dans des cercles proches des centres de décision, ne pouvait échapper à leurs assiduités. A cet effet, ils se servent de la presse officieuse privée aux ordres, sachant bien que leur presse officielle est depuis fort longtemps hors d’état d’impressionner même l’observateur le plus distrait. C’est surtout Echourouk qui remplit la sale besogne depuis une quinzaine d’années.

 

Ce journal, soit dit en passant, fait partie d’une entreprise fondé par Slaheddine ElAmri, aujourd’hui décédé et qui était un agent du KGB, sous couvert de l’agence de presse Novosti, dont il était le correspondant en Tunisie. Ben Ali le tenait par cette si mauvaise naissance de son entreprise et lorsqu’il avait pu rechigner un tant soit peu, ses imprimeries de plusieurs centaines de millions de dollars avaient été réduites en fumées. Certains pensent cependant qu’il aurait pu les incendier lui-même pour dans le cadre d’une arnaque à l’assurance. Quoi qu’il en soit, cet acte criminel avait été commis de sang froid par un commando d’hommes apparemment très sûrs de leur affaire. Dans un pays cadré par la police et la milice, cet épisode n’avait jamais été élucidé. Le groupe avait simplement maintenu son allégeance au pouvoir sous une nouvelle direction supervisée par le ministère de l’intérieur, y compris par un antiaméricanisme de façade. Il fallait donc le savoir : c’est cette publication qui s’en est pris à notre journaliste militant dans son édition du 7 février dernier.

 

On savait déjà, par cette feuille de chou et d’autres à lui semblables et toujours également en phase avec les désirs les plus secrets du pouvoir, que Slim était un membre actif d’AlQaïda. Ceux qui connaissent Slim Bagga avaient, en son temps, apprécié ce scoop à sa juste valeur. Allez savoir pourquoi l’homme n’est toujours pas à Guantanamo… Comment aurait-il pu s’y rendre en effet, lui, qui n’a de passeport ni tunisien ni français ?

 

Pugnace, Slim Bagga avait attaqué certains journaux qui avaient repris les ragots des journaleux tunisiens. Il les a TOUS autant qu’ils sont fait condamner. Le dernier en date, Afrique-Asie, de Simon Malley vient de voir sa peine confirmée en appel, avec augmentation des dommages et intérêts à payer au plaignant. Simon Malley, qui fut un journaliste militant universaliste, s’était transformé ces dernières années en un vrai mercenaire de la plume. Il a ainsi empoché de l’Etat tunisiens des millions en encarts publicitaires par dizaines de pages, en articles commandés à la gloire de ses bailleurs, ainsi qu’en reportages à sens unique dignes de la presse soviétique.

 

Il est à signaler que nos valeureux censeurs d’Echourouk n’avaient rien trouvé à redire ni sur les anciennes hécatombes de dirigeants palestiniens en Tunisie, ni sur la récente visite du likoudien Sylvan Shalom au pays d’Okba sur invitation initialement adressée à Ariel Sharon en personne, l’un des pires bourreaux du peuple palestinien. En revanche, lorsqu’il s’agit de nuire aux opposants, la propagande officielle, par le truchement des journaux dits « indépendants », n’hésite pas à voir des agents du Mossad partout. C’était le cas de Mezri Haddad à la fin des années 90. C’était avant sa chute, quand, écoeuré, il m’avait adressé un exemplaire d’un tract anonyme le visant, qui le présentait, avec force détails (matricule, nom de code etc.) comme un agent officiel du Mossad. Depuis, ils avaient réédité le coup avec Ahmed Bennour, ancien directeur de la Sécurité sous le gouvernement Mzali, accusé d’avoir renseigné le Mossad sur le martyr palestinien Atef Bseisso… M. Bennour refuse toujours depuis plus de vingt ans de courber l’échine et de rentrer dans le rang. Ceci expliquant cela, malgré l’exaspération de la direction palestinienne sous Yasser Arafat, face à l’instrumentalisation de la cause palestinienne pour régler des comptes internes.

 

L’élément nouveau dans l’affaire Echourouk c’est que son papier, rédigé par le faux journaliste Sami Akrmi, est accompagné d’une photo non truquée de Slim le montrant sur une plage présentée comme celle d’Eilat, en Palestine occupée. Cela promettait d’apporter un semblant de crédit à la thèse selon laquelle Slim serait passé sans transition d’AlQaïda au… Mossad.

 

Interrogé à propos de cette photo, Slim l’a authentifiée, indiquant qu’elle avait été prise à Marbella (Espagne), où il était en vacances avec Idyl, sa fille unique. Il a ajouté qu’il en existait deux exemplaires : l’un chez Idyl et l’autre lui ayant été dérobé chez lui à Paris par le désormais célèbre Ridha Belhassen. Dans un article publié dernièrement sur Tunisnews, Slim avait dénoncé cet agent venu de Tunis pour le piéger. Slim lui avait laissé espérer qu’il pouvait réussir. C’est ainsi qu’il l’avait introduit dans son intérieur qu’il avait préalablement parsemé d’appâts destinés à le mettre en confiance. Notre homme avait alors jeté son dévolu sur, entre autres objets insignifiants, la photo en question et des puces de téléphone portable vides.

 

Ridha Belhassine était arrivé en septembre 2005 à Paris et avait pris contact avec Slim Bagga. Il était porteur de photos et du propre permis de conduire de Moncef Ben Ali, qu’il avait livrés au directeur de L’Audace. Il s’était notamment plaint de ce que l’actuel ministre du commerce lui avait volé sa femme, Saloua Ben Cheikh, 15 ans après leur séparation. Démasqué et chassé par Slim, Rhida Belhassen est allé contacter Sadok Mzabi, PDG de Maghreb Motors, pour lui demander cinquante mille euros en contrepartie du silence de l’Audace sur ses éventuelles affaires.

 

Slim Bagga, qui ne mange pas de ce pain-là, tient à prévenir les hommes d’affaires tunisiens travailleurs et intègres, ainsi que les autres d’ailleurs, qu’ils perdraient inutilement leur argent s’ils se laissaient abuser par des maîtres-chanteurs usurpant le nom de notre journal. Quoi qu’il en soit, les affairistes affairés à faire fi de toute règle morale pour s’enrichir sur le dos des Tunisiens ne n’échapperont pas à nos lecteurs pour tous les euros du monde…

 

Nos informations indiquent que plusieurs autres hommes d’affaires ont été approchés par l’escroc Ridha Belhassine. L’Audace ne saurait évidemment assumer aucune responsabilité si de tels abus venaient à être commis. Dont acte.

 

Pour ce qui concerne les finances de l’Audace, c’est un sujet qui ne regarde pas les agents du pouvoir et que nous n’évoquons pas à leur intention. Nos lecteurs et les autorités administratives françaises savent exactement ce qu’il en est sur ce sujet dont nous tirons un motif légitime de fierté : depuis treize ans, grâce à nos fidèles lecteurs, notre indépendance est en béton armé, nous éventrons toutes les entreprises de corruption qui saignent la Tunisie et nous mettons en échec toutes les tentatives qui visent à nous salir ou à nous réduire au silence. Qui dans la presse tunisienne pourrait en dire autant ??

 

 

 Khaled

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Publié dans tunisie

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