Rassemblement pour exiger le droit aux réunions

Publié le par kurt cobain

Rassemblement pour exiger le droit aux réunions

Le collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés en Tunisie organise le 24 février 2006 un rassemblement pour revendiquer :
  • La liberté de réunion, de manifestation et d'expression
  • Les droits à la constitution des partis et des assocations
  • L'arrêt des harcèlements judiciaires contre la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, l'Association des magistrats tunisiens et les jeunes internautes incarcérés (Zarzis, Ariana, Bizerte, Menzel Bourguiba..)

Cette manifestation pacifique intervient suite aux derniers agissements des autorités tunisiennes visant à limiter les mouvements et les réunions de l'opposition, essentiellement les membres du comité du 18 octobre. Plusieurs réunions et conférences de presses n'ont pu avoir lieu ou tenues difficilement en raison de l'encerclement des sièges de certains partis politiques. Tout récemment, soit le 21 février, une conférence de presse organisée par le collectif du 18 octobre devait avoir lieu au siège du parti démocratique progressiste (PDP) mais la police a empêché les membres du collectif d'y entrer limitant l'accès aux membres du PDP.

Auparavant, le 24 janvier 2006, la police politique a interdit une réunion programmée par le collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés, et empêché toute personne voulant s'y rendre d'accéder au local du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT) où la réunion devait avoir lieu. La police a usé de la violence et de la force pour empêcher la tenue de cette rencontre. Me Ayachi Hammami, le journaliste Lotfi Hajji, M. Hamma Hammami, leader du PCOT et l'étudiant Abdelhamid Sghaier ont été agressés et tabassés. Quelques jours avant, une autre réunion organisée par le parti démocratique progressiste a été interdite à Sfax.

Le 28 janvier 2006, le siège du parti démocratique progressiste a été encerclé par les agents de la police politique en raison d'une conférence qui devait être organisée par le collectif du 18 octobre. Plusieurs militants ont été interdits d'entrer au local et Me Samir Dilou aurait même été "pris en otage" sur l'autoroute pour l'empêcher d'arriver à Tunis ; son permis de conduire a été saisi sans aucune raison valable.

Vérité-Action exprime son inquiétude face à ces agressions et la violation du droit de réunion et réitère sa totale solidarité avec le collectif du 18 octobre ainsi qu'avec tous les militants pour les libertés en Tunisie.

Vérité-Action condamne ces atteintes graves aux libertés dans le pays et appelle les organisations internationales à soutenir la société civile tunisienne pour la réussite du rassemblement du vendredi 24 février.

Fribourg, le 23 février 2006
Pour Vérité-Action
Service de l'information

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Publié dans tunisie

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