La situation de Me Mohamed Abbou saggrave
Me Mohamed Abbou a en effet perdu connaissance, alors qu’il recevait aujourd’hui une visite de son épouse, Mme Samia Abbou, et de sa fille, à la prison de Kef, où il est détenu depuis le 1er mars 2005.
Par ailleurs, selon les informations qu’a pu recueillir sa femme, Me Abbou a été maltraité le 19 mars 2006, à la suite de son refus de partager une cellule où sont détenus des prisonniers de droit commun.
L’Observatoire rappelle que M. Mohamed Abbou a été condamné au terme d’un procès inique, pour avoir notamment publié une tribune sur Internet en août 2004, dans laquelle il dénonçait les conditions de détention en Tunisie.
M. Mohamed Abbou observe une grève de la faim, afin de protester contre ses conditions de détention qui se sont aggravées depuis le 2 mars 2006, date à laquelle de nombreuses personnes se sont rassemblées devant la prison de Kef, malgré l’interdiction de la police et la garde nationale.
L’Observatoire demande aux autorités tunisiennes de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Me Mohamed Abbou et de procéder à sa libération immédiate en raison du caractère arbitraire de sa détention. L’Observatoire demande plus généralement aux autorités tunisiennes de mettre un terme aux actes de harcèlement et de violence dont sont l’objet les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens et de se conformer en toutes circonstances aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et aux instruments relatifs aux droits de l’Homme liant la Tunisie.
source : http://www.fidh.org