Les évènements du 08 mai 1991

Publié le par kurt cobain

 Les évènements du 08 mai 1991,

15 ans après

 

 

Le 08 mai 1991, restera très certainement le jour le plus meurtrier de l’histoire de l’université tunisienne.

Cette date marqua un tournant dans la vie estudiantine tunisienne. Rien ne sera plus jamais comme avant, après ce jour noir.

Des forces de la police tunisienne, armés, décidés à tuer, avaient pris d’assaut les universités tunisiennes de Bizerte à Sfax, sachant que Gabes avait son jour noir le 02 mai déjà.

Contre les manifestations pacifiques des étudiants réclamant le départ des forces de la police aux universités, la réponse été des tirs dans tous les sens, visant à tuer le maximum d’une jeunesse aspirant à une vraie vie démocratique.

Ce jour là tomba, Adnane Ben Said, Ahmed Amri et Mabrouk Zemzemi respectivement à la faculté des sciences de Tunis, à l’école d’ingénieurs de Tunis et à la faculté des sciences de Monastir. D’autres militants étaient gravement blessés. Boubaker Gallali, a reçu une balle dans un œil. Il reste le martyr vivant de cette journée meurtrière.

Dés lors, un acharnement contre les étudiants a commencé. Arrestations, tortures allant jusqu’à la mort comme le cas de Amer Deggachi. Suivis, les années de prison dans des conditions inhumaines, pendant lesquelles succomba d’autres militants parmi lesquels le membre du bureau exécutif de l’union générale tunisienne des étudiants (UGTE) Lotfi Idoudi.

Des leaders du mouvement estudiantin ont payés très cher leurs engagements. Abdelkarim Harouni, Ajmi ourimi alias « Haythem », Abdellatif Mekki, et d’autres ont payé et continuent de le faire.

Quelques questions surgissent, à cette occasion, sur cette période allant des début des années 80 jusqu’au 08 mai 1991.

Quand est ce qu’on fera l’étude critique de cette époque, de ces succès, de ces échecs ? Qui se chargera d’écrire l’histoire de cette époque ? N’est il devoir de tous les acteurs de donner leurs points de vues, leurs critiques, leurs analyses pour que cette période phare du militantisme estudiantin soit découvert par les nouvelles générations d’étudiants ?

L’expérience politique, syndicale et culturelle été très riche. Une lecture de cette expérience ne peut être que bénéfique pour le pays.

 

 

Mansour Ben Yahya / Suisse

Opposant exilé, ancien membre du comité administratif de l’UGTE

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Publié dans tunisie

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