Tunisie: des avocats "agressés par la police"
Tunisie: des avocats "agressés par la police", les autorités démentent
TUNIS (AP) -- Des altercations ont opposé jeudi à Tunis des forces de l'ordre et des avocats qui observaient un sit-in pour protester contre un projet de loi contesté, a-t-on appris auprès de plusieurs avocats.
Selon Me Noureddine Khadhraoui, membre de la section de Tunis du conseil de l'Ordre des avocats, deux de ses confrères, Ayachi Hammami et Abderrazak Kilani, "ont été agressés par la police", ce qui a nécessité leur transport aux urgences de l'hôpital Charles Nicolle, proche de la maison du barreau, où se tenait la manifestation.
Les autorités ont démenti ces informations qu'elles qualifient d"'allégations mensongères et totalement infondées".
"Aucune altercation et à fortiori aucune violence n'a eu lieu entre aucun avocat et les forces de l'ordre", avance un communiqué officiel selon lequel "il ne s'agit en réalité que de mises en scènes destinées à induire l'opinion en erreur".
Le projet de loi controversé qui a été adopté mardi par la chambre des députés, porte création d'un institut supérieur du barreau.
Les avocats contestataires ont dénoncé ce projet qui, selon eux, "porte atteinte à l'indépendance du barreau". Ils déplorent que les réserves émises par la corporation aient été ignorées par le ministère de la justice.
Cependant, une source gouvernementale fait valoir que le texte a été élaboré avec la participation de "toutes les parties concernées, y compris l'Ordre des avocats". AP
TUNIS (AP) -- Des altercations ont opposé jeudi à Tunis des forces de l'ordre et des avocats qui observaient un sit-in pour protester contre un projet de loi contesté, a-t-on appris auprès de plusieurs avocats.
Selon Me Noureddine Khadhraoui, membre de la section de Tunis du conseil de l'Ordre des avocats, deux de ses confrères, Ayachi Hammami et Abderrazak Kilani, "ont été agressés par la police", ce qui a nécessité leur transport aux urgences de l'hôpital Charles Nicolle, proche de la maison du barreau, où se tenait la manifestation.
Les autorités ont démenti ces informations qu'elles qualifient d"'allégations mensongères et totalement infondées".
"Aucune altercation et à fortiori aucune violence n'a eu lieu entre aucun avocat et les forces de l'ordre", avance un communiqué officiel selon lequel "il ne s'agit en réalité que de mises en scènes destinées à induire l'opinion en erreur".
Le projet de loi controversé qui a été adopté mardi par la chambre des députés, porte création d'un institut supérieur du barreau.
Les avocats contestataires ont dénoncé ce projet qui, selon eux, "porte atteinte à l'indépendance du barreau". Ils déplorent que les réserves émises par la corporation aient été ignorées par le ministère de la justice.
Cependant, une source gouvernementale fait valoir que le texte a été élaboré avec la participation de "toutes les parties concernées, y compris l'Ordre des avocats". AP
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