PARIS DEMANDE A TUNIS DE FAIRE "TOUTE LA LUMIERE" SUR CETTE AFFAIRE

Publié le par kurt cobain

Atteinte à la liberté d’expression :
Le secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan a demandé aux autorités Tunisiennes, hôte  de la deuxième partie du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) de respecter la liberté d'expression. Cet appel est intervenu, récemment, après les incidents entre les journalistes étrangers, des militants associatifs venus à Tunis pour participer au SMSI et les forces de sécurité de la Tunisie.

Photo: (AFP)
Jean-François Julliard (RSF) repondant aux questions de la presse le 17 Novembre dernier à l’aéroport de Tunis.
Selon la porte-parole de l'Onu à Genève, Marie Heuzé, le Secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a insisté sur la liberté de la presse lors d'un entretien avec le président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali.
Au cours de cette rencontre, M. Annan «a redit tout le prix qu'il attachait à la liberté d'expression et la liberté de la presse et à l'accès de l'information pour tous», a-t-elle précisé.

Le déroulement du sommet a été critiqué par Reporters sans frontières (RSF) et certaines organisations des droits de l’homme. Qui, accusent la Tunisie de bafouer la liberté de la presse.

La polémique a rebondi après l'agression dont avait été victime vendredi à Tunis un journaliste de Libération, Christophe Boltanski, venu enquêter sur les droits de l'homme.

Paris, qui a demandé à Tunis de faire «toute la lumière» sur cette affaire, a haussé le ton mardi dernier; à travers notamment le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy qui a appelé la Tunisie à garantir «la liberté d'information et le libre exercice par les journalistes de leur métier».

Plusieurs associations représentant la «société civile» avaient décidé d'annuler une réunion consacrée à la liberté d'expression. Cette décision «est une réponse directe aux circonstances anormales dans lesquelles se déroule le sommet», avait estimé Rikke Frank Joergensen, de l'association Caucus des droits de l'homme.

Les associations se sont refusé cependant à appeler au boycott du SMSI, jugeant préférable de continuer à discuter de thèmes importants pour les pays pauvres. En France, le quotidien Le Monde et une partie de la gauche ont, pour leur par, réclamé un boycott du sommet.

Les autorités tunisiennes ont nié toute implication dans cette affaire, comme dans l’incident dont a été victime une équipe de la télévision belge RTBF qui a dit avoir été molestée lors d'un reportage sur la liberté d'expression.

Les autorités tunisiennes ont même qualifié d’ «inexplicables et inadmissibles» des déclarations du ministère français des Affaires étrangères à propos du départ anticipé d'une équipe de la télévision publique française TV5 confrontée samedi dernier à "une surveillance étroite" et que la direction de la chaîne a décidé de rapatrier.

Le sous-secrétaire général des Nations unies pour la communication et l'information, Shashi Tharoor, a déclaré que la manière dont serait menée l'enquête sur l'agression de M. Boltanski serait un «signe» du sérieux des autorités tunisiennes envers le monde entier.

Lundi, 14 novembre dernier, les autorités Tunisiennes ont empêché une réunion d'associations prévue au centre culturel allemand de Tunis, destiné à préparer un « sommet des citoyens» en marge du SMSI. « Plusieurs personnes ont été injuriées et violemment frappées à cette occasion», a indiqué Mme Joergensen lors d'une conférence de presse.

Depuis Tunis:
 
 
Auteur: Théodore kouadio
tunisie source http://www.fratmat.net/content/detail.php?cid=yNb9nXT9ou9
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Publié dans tunisie

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