les chefs d'etat ont boudé le sommet de tunis
Ainsi a ete intitulé l'article de figaro de 17/11/05:
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Pas un dirigeant occidental:
Sévèrement critiqué pour avoir accepté d'organiser un sommet de l'information dans un pays où la presse est muselée, Kofi Annan avait auparavant estiméque "la société de l'information est impensable sans liberté".
"sans ell" a-t-il précisé "elle ne verra jamais le jour." Peut être gêneés par le choix de tunis comme capitale de l'information ou tout simplement peu optimistes sur la Tunisie et Israel profitent du sommet mondial de la société de l'information (SMSI) pour faire un pas vers la normalisation de leurs rapports. Pour la première fois, un ministre israélien des Affaires étrangères s'est rendu en visite officielle à Tunis, l'ancienne base de repli de l'OLP de Yasser Arafat dans les années 80. Le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom -qui est d'ailleurs d'origine tunisienne- a participé à la réunion à la tête d'une délégation qui comprend le ministre des Commumications Dalia Itzik. Dans le même temps, Ariel Sharon a lancé une invitation au président Ben Ali en Israel en qualité d'hôte personnel.................................................................Aucun grand derigeant occidental n'assiste à la plus importante manifestation jamais organisée par l'ONU, avec 23000 participants accrédités. Une cinquantaine de présidents avaient été annoncés, mais ils ne sont qu'une vingtaine à avoir effectué le deplacement. La plupart d'entre eux représentent des pays africains ou arabes qui, dans leur majorité, et à l'instar de la Guinée équatoriale, du Togo ou du Soudan, ne brillent guère par leur tropisme démocratique.
Quadrillage policier
Les défections n'ont pas découragé le président Zine El Abidine Ben Ali, qui entend faire du rendez-vous une vitrine pour son pays. Ami des arts, il a inauguré un monument aussi futuriste que grandiloquent à la gloire des autoroutes de l'information. Quant à Tunis, ville de carte postale d'ordinaire coquette, elle a atteint un rare niveau de propreté et de quadrillage policier. Des dizaines de policiers en tenue, et en civil, à cheval ou à moto, veuillent sur la sécurité des visiteurs. " Ce président gère le sommet comme il gère un commissariat ", raille la dissidente Sihem Bensedrine. Exceptionellement, la Ligue tunisienne des droits de l'homme a toutefois pu tenir une comférence de presse dans le centre de Tunis. L'occasion pour son président Mokhtar Trifi de regretter d'avoir été empêché "par la force de la violence" d'organiser des contre-manifestations.
Thierry Oberlé
tunisie source www.tunezine.com