Le CNLT décerne le Prix Hachemi Ayari à l'Association des Magistrats Tunisiens

Publié le par kurt cobain

Le CNLT décerne le Prix Hachemi Ayari à l'Association des Magistrats Tunisiens
Sihem Bensedrine


Le Prix Hachemi Ayari pour les libertés 2005 a été décerné à l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) représentée par son bureau légitime. Une sympathique cérémonie a été organisée au siège du FDTL le 10 décembre 2005 en présence de nombreuses personnalités de la société civile tunisienne.
Une exposition de caricatures de Mustapha Merchaoui a été organisée à cette occasion.



Après le mot de bienvenue prononcé par le dirigeant du Forum Démocratique, Khelil Ezzaouia, la porte parole du CNLT a précisé que pour la société civile tunisienne, il n’existe qu’une seule association de magistrats et que son représentant unique et légitime est le bureau élu démocratiquement en décembre 2004, dont le mandat est encore valide, auquel le CNLT rend hommage pour son courage dans le combat pour l’indépendance de la justice, et qui vient de subir un coup de force fomenté par le ministère de la Justice.



C’est le doyen du CNLT Ali Ben Salem, qui a remis au nom du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), le prix à mesdames les juges Leila Bahria et Wassila Kaabi.

Les deux représentantes de l’AMT ont prononcé une allocution qui a beaucoup ému l’assistance. Elles ont rappelé en substance que le congrès fantôche qui vient de se tenir le 4 décembre, et contre lequel des recours en justice ont été engagés, est l’illustration même de l’importance du combat pour une justice sereine et indépendante dont les citoyens tunisiens ont un besoin urgent aujourd’hui.
Malgré l’handicap de leur situation personnelle en tant que juges mutées contre leur volonté dans des postes éloignés de leur familles à cause de leur attachement à l'indépendance de leur association; malgré le harcèlement administratif dont elles font l’objet (questionnaire du ministère public, refus de l’autorisation de quitter le territoire par le ministère de la justice), elles sont déterminées, elles et leur collègues, à poursuivre leur combat pour la réforme du statut des magistrats conformément aux standards internationaux et aux motions librement votées par les magistrats tunisiens lors de leur congrès de 2004, de manière à instaurer le principe de l’inamovibilité des juges.
Elles ont, en conclusion, lancé un appel à la société civile tunisienne pour continuer de soutenir le combat des magistrats, même si ceux-ci, du fait de leur obligation de réserve, ne s’expriment pas de manière ouverte sur les problèmes et les pressions auxquels ils font face actuellement.

La cérémonie s’est achevée par la projection d’un film « Cimetières de la Glasnost » qui évoque le rôle de la justice dans la promotion de la liberté d’expression.

tunisie source www.kalimatunisie.com/article.php?id=115
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